Une appli pour plus de démocratie

Pour l’élaboration de mon portfolio, j’ai inventé un concept d’application mobile pour la démocratisation de la démocratie.

Pertinemment, je sais qu’au Québec, nous sommes gâtés. Il y a des pays, que je ne nommerai pas, qui surveillent, emprisonnent, torturent et tuent leurs citoyens, pour un oui et un non.

La situation ici n’est pas à ce niveau-là. Je ne souhaite pas qu’elle le soit.

N’empêche que depuis les huit dernières années, je me pose de sérieuses questions.

Ceci dit, pour en revenir à l’application, j’ai cru que ce serait un besoin, réel. Depuis huit ans, plusieurs décisions ont été prises par le gouvernement actuel, sans qu’on nous ayons été consultés.

Premier changement, la disparition des identités des commissions scolaires, des centres hospitaliers et des services publiques comme la SAAQ.

Je ne sais pas si vous l’avez remarqué, mais toute la papeterie et l’affichage ont changé. Exit les logos respectifs, tous sont devenus des Centres de services. Bizarrement, il y a beaucoup moins de services depuis.

Il y a un coût à ça. Est-ce qu’on a demandé ça? Non.

Je vais passer rapidement sur la gestion de la pandémie. J’étais préposée aux bénéficiaires à l’époque. Avant, les gens descendaient à la salle à manger, allaient au bar à salade, choisir les légumes, les viandes froides, le fromage qu’ils voulaient. Ils pouvaient aussi décider de prendre quelque chose au menu.

Déjà, le fait de descendre trois fois par jour les faisait marcher. Ensuite, ils allaient socialiser. Ils mangeaient ce qu’ils voulaient. Ils étaient heureux.

Avec la pandémie, ce petit quotidien a disparu. Confinés d’une part à leur chambre, surveillés par des agents de sécurité pour qu’ils y restent, ils devaient manger ce qu’on leur apportait, sinon ce n’était rien du tout.

Privé de visite, de contact et de nourriture, certains sont morts, non pas de la covid, mais de malnutrition et d’ennui. D’autres ont perdu tous leurs repères : on a dû ajouter une aile pour les troubles cognitifs. Pour un grand nombre, la mobilité a été atteinte.

À l’extérieur des murs de la résidence, ce n’était pas plus joyeux pour les entreprises comme les restaurants, surtout. Le pire, c’est qu’ailleurs dans le monde, les confinements ont été écourtés. Ici, ça a perduré.

Nous avons aussi un gouvernement qui semble attacher beaucoup d’importance aux chums. De l’extérieur, on dirait vraiment une gangs de chums qui se sont dit: Ensemble, on va faire n’importe quoi.

  • Un super ministre qui nous demande de se serrer la ceinture, mais qui va à la chasse aux faisans sur notre bras ;
  • une ministre du transport qui ne respecte pas les règles simples de sécurité routière
  • un ministre de la Culture, qui n’a pas de culture ;
  • un ministre de l’Éducation et un ministre de la Santé qui y vont de réformes en réformes sans consulter les principaux intéressés ;
  • une ministre de l’Habitation qui crée une loi de fin de cession de bail qui jettent des familles de travailleurs à la rue
  • des députés qui se votent une augmentation de salaire de 30%, alors que la moyenne de la population gagne 44 000 dollars par an.
  • un premier ministre complètement déconnecté de la réalité et de son programme électoral de base. Il tente de copier la France et ce n’est selon moi, pas un modèle à suivre.

Et présentement, je coupe sur l’histoire du troisième lien, avec ses études à coût faramineux, il y a Northvolt. La fameuse filière batterie. On n’a rien demandé encore!

Présentement, il y a des gens à la rue, des entrepreneurs qui en arrachent, des besoins de main d’œuvre partout, on n’a pas d’argent à leur consacrer, mais on va investir dans une compagnie suédoise déficitaire, une somme d’argent astronomique.

Ce faisant, on va aussi contourner le BAPE, détruire un milieu naturel de huit espèces protégées. Ce projet va monopoliser le peu de travailleurs de la construction disponibles. Sans compter qu’une fois terminé, si ça se termine, la technologie batterie aura évoluée.

Des pays d’Europe, comme l’Allemagne, ne veulent plus des véhicules électriques. Alors qu’ici, on s’entête encore à dire que c’est l’avenir.

Durant l’hiver, certains pays ont interdit les véhicules électriques à cause de la surconsommation d’électricité. La logique, ici, fait défaut.

Avoir une application qui nous expose les tangentes que souhaite prendre le gouvernement à même nos contributions, et qu’on puisse se prononcer et arrêter les hémorragies à temps serait, selon moi, l’expression d’une vraie démocratie.

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